Le nouveau Nutri-Score décrypté

Étiquetage nutritionnel, désormais bien connu des consommateurs, le Nutri-Score a été repensé pour mieux refléter les recommandations de santé publique. Il vise à faciliter nos choix alimentaires tout en incitant les acteurs de l’agroalimentaire à améliorer la composition de leurs produits.

Mis en place en France en 2017 par le ministère de la Santé, le Nutri-Score est un étiquetage nutritionnel simplifié adopté depuis par six autres pays (Allemagne, Belgique, Espagne, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse). Il classe les aliments de A (vert foncé) à E (rouge) selon leur qualité nutritionnelle, A étant la meilleure note et E la moins bonne. « Cet étiquetage a un double but : permettre aux consommateurs d’apprécier la qualité nutritionnelle des produits en un coup d’œil mais aussi inciter les producteurs à reformuler leurs références, ce qui permet à tous de bénéficier de l’impact de cette mesure même ceux qui ne tiennent pas compte du Nutri-Score », indique Pauline Ducrot, chargée d’étude scientifique dans l’unité alimentation et activités physiques à la direction de la Prévention et de la promotion de la santé de Santé publique France.

Une nouvelle méthode de calcul

« L’évolution du mode de calcul a plusieurs objectifs : tout d’abord, prendre en compte l’avancée des connaissances scientifiques mais aussi celle de l’offre alimentaire, détaille Pauline Ducrot. En effet, suite à la mise en œuvre en 2017 [du Nutri-Score, NDLR], les producteurs ont reformulé leurs produits et certains, présentant pourtant des compositions nutritionnelles différentes, pouvaient afficher la même lettre, ce qui appelait à une version plus fine du score. »  Enfin, l’autre enjeu de cette révision était d’aligner davantage le Nutri-Score sur les recommandations alimentaires actuelles des différents pays impliqués dans cet étiquetage. La façon dont le score est calculé reste globalement la même, avec la prise en compte d’éléments favorables à la santé (comme le pourcentage de fruits, légumes, fibres et protéines) et défavorables (calories, acides gras saturés, sel et sucre). « Ce qui a changé, ce sont les seuils d’attribution des points », explique l’experte. Elle ajoute que cette nouvelle version intègre aussi des éléments non pris en compte jusqu’à présent, notamment la viande rouge et les édulcorants pour les boissons.

Quels sont les articles les plus impactés ?

« Globalement, on estime que 30 à 40 % des produits vont voir leur score changer », indique-t-elle. Parmi les catégories les plus impactées, on peut citer les poissons gras et les huiles. Riches en bonnes graisses, ils obtiennent de meilleures notes. Les produits très sucrés et salés eux ont une note dégradée. Les aliments à base de farines complètes, plus riches en fibres, obtiennent de meilleurs scores que leurs équivalents à base de farine raffinée. La volaille est désormais mieux notée que la viande rouge, en cohérence avec les recommandations de santé publique visant à en limiter la consommation. Enfin, les boissons édulcorées ne peuvent plus obtenir la lettres B : leur notation est désormais plafonnée entre C et E.  Les entreprises auront jusqu’en mars 2027 pour adapter leurs emballages au nouveau logo. Un bandeau bleu pourra signaler les produits déjà réétiquetés.

À consulter pour aller plus loin : mangerbouger.fr/manger-mieux

Le Nutri-Score validé par les études scientifiques
Parmi les différents systèmes d’étiquetage nutritionnel, le Nutri-Score se distingue par sa simplicité, sa lisibilité et son efficacité démontrée pour orienter les consommateurs vers des choix plus sains. D’autres logos existent en Europe, mais leur portée est plus limitée. Ainsi, par exemple, au Royaume-Uni, un système de feux tricolores informe sur la teneur en nutriments à limiter (graisses, sel, sucres), mais il ne propose pas de note globale synthétique sur la qualité nutritionnelle d’un produit. 

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Le #Nutri-Score a évolué pour mieux refléter les recommandations de #santé publique. Ce système d’étiquetage nutritionnel, mis en place en 2017, attribue une note de A à E selon la qualité des produits. Une nouvelle méthode de calcul tient compte des avancées scientifiques et de l’évolution de l’offre alimentaire et 30 à 40 % des produits vont devoir ajuster leur étiquetage d'ici mars 2027. #AlimentationSaine #Nutrition #BienManger


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